Aux ruchers

Tous nos ruchers sont menés dans le respect de l'environnement naturel et du bien-être des colonies d’abeilles.

 

Nous privilégions ainsi la gestion par petites unités (15 à 30 ruches au maximum par rucher) et nos colonies ne sont pas déplacées et «trimballées» au gré des floraisons. Seuls nos ruchers situés en estives (au delà de 1600m d'altitude) ne sont pas occupés de façon permanente. Pour le reste, nous ne transhumons pas nos ruches. Notre objectif, ici, est de ne pas bouleverser l'entomofaune sauvage au niveau local avec des déplacements intempestifs de ruches ET de préserver nos propres colonies d'abeilles.

 

Le renouvellement de nos colonies est effectué dans le respect des cycles biologiques: chaque colonie qui est estimée apte à assurer elle-même sa survie (pas de problème sanitaire et pas de nécessité de nourrissement) peut accomplir sa fonction d'être vivant en se reproduisant elle-même. A la Miellerie d'Aure, nous n'achetons pas de reines ou d'essaims en dehors de la ferme et nous n'introduisons jamais de reines ou de cellules royales - même produites sur nos ruchers - dans des colonies bien-portantes. Notre souci principal est de préserver la diversité génétique de nos abeilles et leur autonomie de reproduction, pas de maximiser nos rendements en miel.

 

 

Photos : Ruchers d'estives.

Le nourrissement, sujet épineux et bien souvent passé sous silence, est limité au strict minimum : il n'intervient qu'en cas de disette sévère, pour ne pas laisser mourir les abeilles, avec du miel produit sur la ferme ou du sucre candi certifié Bio. Mais, parce que le nourrissement nous semble néfaste à l'autonomie de nos colonies, notre objectif à terme est de ne plus nourrir du tout nos abeilles. Peu à peu, nous progressons sur ce long chemin...

 

Les récoltes ne sont pas effectuées au moyen de répulsifs chimiques, de fumée ou autres souffleurs thermiques mais au moyen de procédés physiques, en tapant simplement les hausses ou en utilisant des chasse-abeilles : chaque ruche est alors équipée d’un dispositif qui permet aux abeilles de sortir de la hausse à miel mais plus d’y revenir, et la hausse se vide ainsi progressivement et en douceur de ses petites occupantes. Cette méthode « lente » impose une charge de travail supplémentaire (deux passages par ruche au lieu d’un seul pour effectuer la récolte), mais elle est à notre sens indispensable pour impacter au minimum les colonies et préserver la qualité de notre miel.

Nous hivernons par ailleurs toutes nos colonies localement, en montagne, ce qui implique un travail considérable de surveillance et d’entretien. Durant l’hiver 2012-2013, plusieurs de nos ruchers ont ainsi été rendus inaccessibles par des avalanches et/ou des glissements de terrain, les ruches étant quant à elles enfouies sous plus d’un mètre de neige.

Photos : un peu de neige... ou beaucoup!

Au final, nos rendements ne peuvent être que faibles.

 

1/3 des rendements couramment observés en plaine... Mais nous avons aussi le bonheur et la fierté de récolter des miels exceptionnels, par leurs lieux de production aussi bien que par leurs modes d'élaboration.

L'intégralité de notre production est certifiée Agriculture Biologique.

Notre ferme est également labellisée Esprit Parc National, une marque collective du Parc National des Pyrénées.